| | | La vie est parfois trop injuste - Jaycob | |
| | Auteur | Message |
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Charlie Stones

Messages: 43 Localisation: Bibliothèque
Live or die ATOUT(S): optimiste FAIBLESSE(S): trop sensible RELATIONSHIPS:
 | Sujet: La vie est parfois trop injuste - Jaycob Dim 6 Sep - 19:37 | |
| Cela faisait déjà quelques jours qu'ils étaient coincés dans la bibliothèque. Charlie commençait à devenir de plus en plus morose. Plus les jours passaient et plus ses espoirs s'amenuisaient. Par les fenêtres de la bibliothèque, on ne voyait plus le jour passer ni la nuit. On ne voyait que de l'eau à perte de vue d'où des buildings sortaient de l'eau à moitié inondés. Ce paysage ne faisait que de la démoraliser. C'est les raisons qui la poussaient à ne plus regarder par la fenêtre. Elle ne le ferait que quand on lui annoncera que l'eau partait. Charlie était dans le salon de lecture où elle avait trouvée un fauteuil de libre. Habituellement, on y lisait au calme. Mais maintenant, un feu réchauffait au centre de la pièce les survivants. Ils étaient pratiquement toujours dans ce lieu. Ici, on pouvait y dormir et s'y réchauffer. La jeune femme travaillait dans cette bibliothèque depuis plus d'un an. Elle aimait les livres et cet endroit chaleureux mais elle ne s'était jamais imaginé finir sa vie ici. Car, elle en était certaine, elle finirait pas mourir ici. Ici ou ailleurs. Il était impossible de vivre plus de six mois dans ces conditions. Charlie avait cessée d'être optimiste en pensant que des secours allaient venir les chercher. Elle se faisait une raison et s'efforçait d'être réaliste. Le seul moyen qu'ils avaient trouvés pour se chauffer était de brûler les livres. Les livres n'étaient pas inépuisables. Certes, une grande quantité de livres attendaient bien sagement de finir au bucher mais cela ne durera pas. Lorsqu'ils n'auront plus de livres pour se réchauffer, avec quoi se réchaufferont-ils ? Des meubles ? Et puis, la faim aussi. Il y avait bien ce marché qui avait été installé. Des fruits et des légumes s'y vendaient. Ils se nourrissaient de ça tous les jours, essayant d'instaurer une limite pour garder le plus longtemps possible la nourriture.
Charlie n'en pouvait plus de rester enfermer dans la même pièce à longueur de journée. Elle qui était si souriante et rayonnante de bonheur habituellement, était devenue morose. Elle ne cessait de scruter les visages de ses compagnons pour voir ne serait-ce qu'une once d'espoir qui lui redonnerait envie d'espérer. Jamais elle ne la trouvait. Tous les visages étaient fermés et ternes. Personne n'avait envie de rire, de sourire ou de s'amuser. L'heure était grave. La situation avait assez durée et tout le monde ne rêvait que de sortir de là et de réaliser que ce n'était qu'une mauvaise blague. La jeune femme sortit du salon de lecture. Elle passa dans la bibliothèque, puis dans la salle principal. Elle finit par marcher le long du couloir. Le silence régnait sur l'étage. Si il y avait des discussions, elles étaient faites de murmures. L'ambiance était horrible. Charlie s'avança jusqu'aux escaliers. Les fameux escaliers qui les empêchaient de sortir. Ces foutus escaliers qui ne voulaient pas sécher l'eau sur leurs marches. La bibliothécaire resta près des escaliers. L'envie de nager ne lui prenait pas. Ce ne serait que pure folie et elle précipiterait sa mort. Ce n'était peut-être pas plus mal. Charlie baissa les yeux sur l'eau qui avait envahit l'étage du bas. Un jour, peut-être, elle pourra se permettre de redescendre ces escaliers et se sera ce même jour où toute cette histoire tragique se terminera. C'était des escaliers qu'elle avait maintes fois montés et descendus. Des escaliers où elle avait sourit à tant de personnes, des escaliers où elle avait rencontré des gens formidables. Qu'étaient-ils devenus ? Etaient-ils morts ou s'étaient-ils réfugiés dans un bâtiment, comme elle ?
Ses pensées la ramenèrent à son frère. Frère qui avait disparu quelques années plus tôt et qui n'avait plus donné de nouvelle. Qu'est-ce qu'il était devenu ? Charlie ferma les paupières. Depuis l'inondation, elle était à fleur de peau. Un rien pouvait la faire pleurer. Un rien qui lui rappelait toujours l'absence de son frère. Elle prit une inspiration pour s'empêcher de pleurer. Verser des larmes ne serviraient à rien, sauf à rajouter de l'eau alors qu'il y en avait déjà assez. Elle rouvrit les yeux pour les poser de nouveau sur la surface de l'eau. Le silence régnait autour d'elle. Charlie semblait seule dans le couloir. Elle croisa les bras et fixa son regard sur l'eau qui les retenait prisonniers dans la bibliothèque.
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|  | | Jaycob A. Ford

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Live or die ATOUT(S): ..... FAIBLESSE(S): Un défaut psychique ou une faiblesse physique qui risque de vous nuire lors de votre survie RELATIONSHIPS:
 | Sujet: Re: La vie est parfois trop injuste - Jaycob Dim 20 Sep - 6:24 | |
| [Mon tout premier rp sur EW =D]
Le temps s’était arrêté depuis bien longtemps dans cette prison de livres qui leur servait de refuge depuis des jours, comme s’il se trouvait dans un endroit complètement hors du cadre temporel. Il était impossible à présent de compter les heures qui s’écoulaient enfermé dans la bibliothèque; il n’existait plus. Plus personne ne semblait s’en préoccuper à présent, sauf pour se demander combien de temps ils pourraient vivre dans une telle angoisse sans devenir cinglé. L’ambiance était lourde depuis un moment déjà, pesante, comme une charge sur les épaules des derniers survivants de ce qui restait de la Grande pomme. La ville qui semblait pourtant si indestructible. Un poids qui les faisait serrer les dents pour ne pas craquer, qui les obligeait presque à retenir leur souffle pour ne pas ressentir l’étau qui se refermait peu à peu sur leur poitrine, rendant la situation encore plus désagréable qu’elle ne l’était déjà. Ils ne pouvaient apercevoir l’extérieur. Ils étaient captifs, condamnés à tourner en rond comme des lions en cage en espérant qu’ils ne pouvaient aller plus bas qu’Ils ne l’était déjà; le tout ne pouvait que s’améliorer. Enfin, c’était ce que les gens tentaient de se convaincre, les uns réussissant mieux que les autres. Certains se retiraient dans une bulle optimiste. Dans un optimisme qui se rapprochait dangereusement de la naivité pure, une naivité qui n’était pourtant pas saine en tout temps. D’autres, au contraire, semblaient empreints d’un réalisme à tout épreuve. Pas qu’ils ne souhaitaient pas de tout coeur que tout aille mieux. Non, bien sûr que non. Ils étaient cependant dotés d’une grande conscience des catastrophes qui pesaient autant sur leurs épaules que le silence inquiétant qui régnait dans le bâtiment publique. Ce même bâtiment publique qui accueillait aujourd’hui un tout autre type de réfugiés qu’auparavant; les rats de bibliothèque, les étudiants désireux de réussir avaient laissé la place aux victimes d’un déchaînement planétaire de la nature. L’ambiance lourde, sombre et un brin dramatique qui y régnait, bien qu’elle déplaisait à plusieurs de ses camarades, était donc parfaitement de mise, la peur mangeant petit à petit la plupart d’entre eux. Même si Jaycob avait cette habitude malsaine de ne pas montrer les sentiments qui l’assaillaient, encore moins la peur qui le tenaillait sans relâche depuis son arrivée ici, comme si elle était même pire que quand ils se trouvaient à l’extérieur, exposé aux dangers qui rôdaient. Des milliers de questions, d’incertitudes avaient pris d’assault son cerveau comme une armée, dévastant à son passage tout sentiment de sécurité, de sérénité qu’il aurait pu éprouver. Pourtant, il n’était sans dire que personne n’était au courant. Personne encore n’avait su le déchiffrer aussi naturellement que ses amis les plus proches, ces questions demeurant mystérieusement invisibles sur ses traits, comme si elles n’existaient tout simplement pas. Ces mêmes amis dont il ignorait seulement s’Ils étaient encore vivants ou si les dernières catastrophes avaient réussit à soutirer les dernières gouttes de vie qui respiraient encore en eux. Avaient-ils seulement été victimes du même genre d’événement ailleurs au pays? Y avait-il seulement beaucoup de chances pour qu’ils aient comme eux réussit à survivre dans une lutte quotidienne? Ou bien étaient-ils en route vers le Mexique comme certains New-Yorkais? Jaycob n’en savait strictement rien et, bien que nombre de témoins extérieurs pourraient confirmer son indifférence, il s’en trouvait en fait bien loin.
L’homme s’était donc barricadé derrière un pessimiste plutôt réaliste. Enfin selon lui en tout cas. Il vivait dans la bibliothèque depuis, comme il a été dit un peu plus tôt, quelques jours seulement qui avait paru une éternité. Personne n’avait forgé de lien avec personne, certains ne se donnant même pas la peine de parler autrement que pour le strict nécessaire. Jaycob avait habituellement tendance à se retrouver dans la deuxième catégorie, taciturne depuis que sa vie avait été brisée en mille miettes, victime des tourments que tout être humain doit subir au cours de son passage sur terre. Sauf que les siens avaient dépassé tout entendement, tout ce qu’il avait bien pu s’imaginer. Il avait tant vécu que maintenant, on aurait dit que le poids des années pesaient aussi lourdement que l’ambiance de la bibliothèque sur ses épaules, comme s’il s’était retrouvé âgé de dix ans de plus en quelques mois seulement. Un changement d’importance qui l’avait affecté si profondément qu’il n’avait plus jamais été le même. De joyeux, toujours de bonne humeur et optimiste, il ne voyait maintenant presque plus aucune raison de vivre dans ce monde qui semblait sans coeur pour lui avoir enlever douloureusement les deux personnes auxquelles il tenait le plus au monde. Prisonnier d’un cercle vicieux dont il ne pouvait plus se sortir désormais, Jaycob buvait pour oublier l’inoubliable, accentuant du coup son impulsivité première et semblait faire tout son possible pour s’isoler du reste du monde, comme s’il ne faisait désormais plus partie des êtres humains. Comme s’il venait d’une autre planète. Désagréable le plus souvent, il n’était pas le plus aimé des hommes, loin de là et il s’en foutait parce que, de toute façon, c’était ce qu’il voulait. En fait, c’était bien ce qu’Il voulait faire croire à tout ceux qui croisait sa route, bien que quelques fois il lui arrive d’éprouver une affection profonde et réelle pour une de ces personnes. Une affection qu’il s’efforce toujours de retirer dans un coin de son esprit. D’oublier parce que la vie lui a appris qu’il ne lui servait à rien de s’attacher.
Et voila que lui qui avait ce mode de pensée se retrouvait prisonnier à l’intérieur d’une bibliothèque avec une tonne de gens anxieux qui lui tombaient sur les nerfs. Des gens avec qui, fort heureusement d’ailleurs, il n’avait pas besoin de parler. C’est alors que, à un moment qu’il ne saurait préciser vu l’inexistence de n’importe quelle sorte de manière de mesurer le temps qu’il fut, Jaycob, bouteille en main, se mis à observer d’un oeil distrait par des pensées noires les gens qui faisaient des allers-retours devant lui. C’est alors qu’une femme passa devant lui, affichant un air soucieux et préoccupée que l’on pouvait de nos jours retrouver sur tous les visages. Sans savoir pourquoi ni comment, Jaycob haussa les sourcils et se leva de son siège bien confortable au coin du feu, soudainement décidé à suivre cette femme. Quelque chose en elle, bien qu’il ne sache pas quoi, l’obligeait à aller voir ce qui se passait. Il perdrait son endroit de repos confortable, bien sûr, et espérait que le jeu en valait la chandelle. Jaycob suivit donc cette brunette le long du couloir, passant devant bon nombre de personnes qui ne semblèrent la remarquer, trop préoccupées par leur propre survie. La femme qu’Il ne connaissait pas (bizarre quand l’on sait qu’ils sont enfermés tous ensemble depuis un moment dans un bâtiment clos) s’arrêta brusquement, sans aucune raison apparente, devant un escalier remplie d’eau, l’air rêveuse. L’air sur son visage l’alerta quand elle fermait les yeux. Pendant un instant, l’incroyable se produisit; Jaycob Adriaan Ford qui se souciait encore des êtres humains avec qui il vivait pourtant chaque jour. Comment l’expliquer? Pourquoi maintenant? Il n’en eu aucune idée. Pendant un temps, il se mit à l’observer à la dérobée, complètement bloqué, ne sachant tout à coup plus quoi dire pour entrer en contact avec l’être humain qu’Il avait si longtemps désiré éviter. C’est alors qu’il redevint lui-même et se décida à parler le premier;
-Well...j’espère pour vous que vous savez nager si vous voulez plonger là-dedans. J’ai pas l’habitude de garder un flotteur gonflable caché sous mon manteau. Remarquez que ça pourrait être pratique ces temps-ci.
Une manière complètement stupide d’aborder une femme qui avait apparemment besoin d’aide, mais bon, cela ne faisait que correspondre un peu plus à l’homme qu’il était devenu, que les événements avaient malgré lui forgé. |
|  | | Charlie Stones

Messages: 43 Localisation: Bibliothèque
Live or die ATOUT(S): optimiste FAIBLESSE(S): trop sensible RELATIONSHIPS:
 | Sujet: Re: La vie est parfois trop injuste - Jaycob Mer 23 Sep - 15:37 | |
| Il faisait froid. Terriblement froid. Surtout lorsque l'on s'éloignait du bûcher. L'ambiance était pesante. Charlie avait l'impression d'être plongé dans un cauchemar. Tout avait commencé lorsque l'eau avait envahit la bibliothèque. Heureusement pour eux, le bâtiment était composé de plusieurs étages qui leurs avaient été très utiles à leurs survies. Et puis, les réfugiés s'en étaient prit aux livres. En amoureuse des livres, Charlie avait eu dû mal à voir les autres s'en prendre à ces livres anciens. Les voir brûler lui brisait le coeur. Charlie était une amoureuse de la littérature et voir toutes ces personnes jeter au feu les livres de cette bibliothèque lui fendait le coeur. A chaque fois qu'ils remettaient des livres dans les flammes, elle s'éloignait. C'était comme voir un membre de sa famille jeter au feu. Elle ne pouvait pas supporter de regarder les flammes rougeoyantes embraser les centaines de pages des ouvrages. Les livres faisaient partit de sa vie depuis tellement longtemps. C'était la seule chose familière qu'elle avait retrouvé ici. Une chose familière qui partait en fumée tous les jours. Au début, elle avait eu dû mal à accepter cela. Elle avait essayé de trouver du réconfort, de l'aide, auprès des autres mais ils pensaient plus à leurs survies qu'autre chose. Charlie avait donc passé ses premiers jours enfermés dans une pièce à part, une pièce assez loin pour qu'elle ne soit pas chauffé par les flammes. Au bout de ces quelques jours, la jeune femme avait ouvert les yeux. Elle ne pourrait pas survivre ainsi plus longtemps, le froid était trop important et devenait plus présent au fil des jours. En plus, elle avait besoin d'être entouré de personnes. Elle avait besoin de sentir qu'elle n'était pas toute seule dans cette aventure.
Charlie était devant les escaliers. Ils étaient noyés sous l'eau. Une eau qui les empêchait de s'enfuir de cette prison improvisé. Une eau qu'elle aimerait boire pour pouvoir sentir, un jour, les rayons du soleil sur sa peau. Pour pouvoir vivre de nouveau comme avant. Cela paraissait impossible. Le niveau de l'eau ne semblait pas baisser tout comme il n'augmentait pas. C'était plutôt bon signe. Bientôt, l'eau redescendrait et ils pourraient retrouver leurs amis et leurs familles. Ce serait alors la fin du cauchemar. Tout le monde se réveillerait enfin. Elle avait froid. Comme à chaque fois qu'elle s'éloignait de trop du brasier. Elle portait toujours les mêmes habits qu'il y a treize jours. Un jean et un pull. Une tenue qui n'était pas idéale pour affronter ce genre de température. Heureusement, elle avait réussi à sauver sa veste de l'eau. Par la même occasion, elle avait récupéré son sac à main et donc son téléphone portable. Si un jour le réseau revenait, elle pourrait tenter d'appeler. C'était un peu d'espoir dans sa triste vie même si elle savait que sa batterie ne tiendrait pas aussi longtemps. Depuis treize jours, elle passait ses journées enfermé dans sa veste pour se tenir chaud. Il était hors de question de tomber malade. Ca serait franchement le mauvais moment. Lorsque Charlie s'était rendu devant les escaliers, elle n'avait pas sentit la présence de cet homme. Si elle avait su que cet homme plutôt discret l'avait suivi, elle ne se serait pas laissé pleurer. Elle aurait retenu les larmes qui avaient afflué quand elle avait pensée à son frère. La voix du jeune homme emplit le lieu. En entendant cette voix, Charlie sursauta et ouvrit les paupières brusquement. Elle tourna son visage vers celui de l'homme. Il avait tenté une touche de plaisanterie pour l'aider. La jeune femme afficha un faible sourire. C'était gentil de sa part. Réellement. Cela faisait une éternité qu'elle n'avait plus sourit. Voir que quelqu'un se souciait d'elle lui faisait du bien. Elle était égoïste de penser ça, après tout, dans ces moments-là, on préférait penser à chacun plutôt qu'aux autres.
« Ne vous inquiétez pas, je n'avais pas envie de plonger. Je pensais juste à ma famille et à mes amis. » Leurs voix semblaient résonner dans cet espace. Ils étaient les seuls devant les escaliers. Alors qu'ils étaient au moins une dizaine prisonniers dans le bâtiment. Charlie avala sa salive. Tout était si étrange. Cette situation qui n'aurait jamais dû se produire, qui ne se serait jamais produit dans ses pires cauchemars. C'était une catastrophe surnaturelle. Elle doutait. Elle avait peur de ne pas pouvoir s'en sortir. Peut-être que demain, une pluie torrentielle s'abattrait de nouveau sur la ville. Une pluie qui les obligerait à monter un peu plus dans la bibliothèque. Et lorsqu'ils se retrouveront sur le toit, ils sauront que la mort serait proche. La jeune femme n'avait pas envie de mourir. Elle n'avait pas assez vécu. Elle s'était souvent imaginé mourir de vieillesse dans son sommeil. Une mort sans douleur et qu'elle aurait mérité car elle aurait fait son temps sur la planète bleue. Elle avait imaginé sa mort mais elle n'avait jamais su comment cela était de ne jamais plus penser, de ne plus pouvoir vivre tout simplement. Une réponse qu'elle n'aura jamais. La mort l'aurait déjà frappé à ce moment-là. Charlie réalisa que son interlocuteur se faisait du soucis pour elle. Ce n'était donc pas le moment de penser à ce genre de chose. Elle croisa les bras et plongea de nouveau son regard sur l'eau. « Je n'arrête pas de me demander si ce qu'on vit n'est pas un cauchemar mais je ne trouve pas de réponse. Ca ne peut qu'être vrai. Ce n'est que dans la réalité que ce genre de chose arrive. » |
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